Saturday, April 27, 2013

Stop Motion animation - The Wedding

Esta é uma pequena animação em stop motion feita com plasticina e uma câmara fotográfica.
Foi um divertido projecto feito com os miúdos durante uma tarde de Domingo.
Apenas necessitamos de plasticina, uma câmara fotográfica e um pouco de boa disposição.
A câmara deve permanecer fixa, em modo manual para o ISO e outros factores não alterarem a cor da imagem, e de preferência com uma luz constante.
Quando tiramos estas fotografias, estava a usar a luz de uma janela num dia com nuvens, por isso a luz mudou tanto e provocou alterações fortes de cor na imagem.
Também passamos todo o tempo a bater na câmara, provocando oscilações.
 Mas divertimo-nos imenso, desde o pensar numa pequena história até à montagem final.



Para fazer uma animação em Stop Motion caseira, colocamos um objecto num local, tiramos uma fotografia, movemos o objecto um pouco, tiramos outra, movemos novamente o objecto, moldamos, alteramos e por aí adiante. A câmara não deve mover-se, a não ser haja deslocação do fundo propositada.
Depois de tiradas as fotos, importamos essas fotos para o Windows Media Maker (ou outro editor de video), colocam-se na sequência pretendida, criamos as fichas iniciais e créditos finais.
Importamos os diálogos ou música para a pista de som, fazendo coincidir o som com a imagem, e - voilá - depois é só exportar o projeto.

As crianças irão adorar fazer a animação, passarão tempo de qualidade com os pais e sairão mais enriquecidas numa quantidade de áreas muito diversas.
Também vão aprender que também podem fazer a magia acontecer!

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This is a little stop motion animation made with plasticine and a photo camera.
It was a fun project made with the kids during a sunday afternoon.
We'll only need plasticine, a photo camera and a dose of good mood.
The camera must remain steady, set to manual, so the ISO and other settings do not change the image color, and preferably using a constant light.
When we took these photos, we were using the light from a window on a clowdy day, that's why the light changed so much and caused strong light variations.
We also have bumped a lot with the camera, causing oscilations.
But we had a lot of fun, from thinking on a little story to the final assembly.

To make a homy animated stop motion, we put an object in a place, take a shot, move the object a little, take another photo, move the object again, mold it, change it and so on. The camera must remain steady unless you want to move the background.
After taken the photos, we import those photos to Windows Media Maker (or another video editor), we put them in sequence, create the initial card and end credits.
We importe the sound dialogs or music to the sound track, making it coincide with the images and - voilá - then you just export the project.

The kids will love to make the animation, will spend quality time with you, and will be more enriched in several and very different areas.
They also will learn they can make magic happen too!

Tuesday, April 23, 2013

A engrenagem

A grande
e velha
engrenagem da vida
continua a rodar.

Não importa
se os dentes da roda
estão gastos e cansados.

Roda e roda
e continuará a rodar.


The big
and old
gear of life
keeps spinning.

I does not matter
if the sprocket teeth
are worn and tired.

It spins and spins
and will keep spinning.

Friday, April 19, 2013

Uma menina solitaria

Uma menina solitária
A Lonely Girl

Era uma vez uma menina que se sentia muito sozinha.
Ela chorava, chorava e chorava...
Once upon a time there was a girl that felt very lonely.
She cried, cried and cried...


Chorou tanto tanto que fez um rio...
She cryed so, so much that she made a river...



...e o rio cresceu tanto tanto que se transformou em mar... 
...and the river has grown so much that it turned in to a sea...


Os outros meninos viram que ela estava muito triste.
Então, brincaram, conversaram e partilharam o lanche com ela...
The other boys and girls saw that she was very sad.
Then, they played, talked and shared their lunch with her...


A menina ficou muito feliz.
Ao rir, em vez de lágrimas, saiam sóis...
The girl was very happy. When laughing, instead of tears, suns were coming out of her...

 
...transformando as lágrimas num arco-íris de todas as cores...
...turning the tears in to a rainbow of all colors...  


...também podes ser tu a fazer os arco-íris brilhar se vires algum menino triste...
... you can also make the rainbows shine if you see someone sad...
  
Célia Ascenso e filhos, Abril de 2013
 

Thursday, April 18, 2013

Cold Tomb



Dentro deste seguro
frio túmulo
em que me fechei,
tudo o que consigo pressentir
são reflexos
das vidas
que poderia estar a viver.


Inside this safe
cold tomb
I have enclosed myself,
all I can sense
are reflexions
of the lives
I could be living.

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Dans cet sécur
tombe froid
oú je m'ai fermé,
tout ce que je peux envisager
sont des reflets
de vies
que je pourrais vivre.


Wednesday, April 17, 2013

Le Chien - Leo Ferre

Seamless exploding striped circles
© Illustration: Celia Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Le Chien


À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l´entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l´Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d´Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d´la scoumoune
Qui se sapaient de courants d´air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu´ils ont vidée de ton pipeau

Ils t´ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêle à tout va la chanson
Et tu n´achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennnit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s´en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l´amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l´autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c´est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l´objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s´appeler dès lors monsieur l´abbé Rita Hayworth
monsieur l´abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu´en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu´on m´a béni
Que j´ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES
RUES
ET S´INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L´AMOUR
INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s´aiment et s´aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L´AMOUR ET À L´INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l´ai dit

Des armes et des mots c´est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l´intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C´est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n´est pas question de monter à l´hôtel avec
une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C´est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n´entravez que couic

(4:16)
NOUS SOMMES DES CHIENS
et les chiens,
quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de " bonne volonté "
Et nous ne sommes pas contre le fait qu´on laisse venir à nous
certaines chiennes
Puisqu´elles sont faites pour ça
et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette
quand on a quelque chose d´urgent à faire

Même et de préférence si l´urgence contient l´idée de vous foutre sur la margoulette
Je n´écris pas comme de Gaulle ou comme Perse
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN!
Léo Ferré




Fica prometida a tradução da primeira parte do poema.
Aqui está o final:

O Cão

(...)

(4:16)
NÓS SOMOS CÃES, e os cães,
quando sentem vir companhia,
ficam em guarda e todos os deixam em paz.
Nós queremos a Paz dos Cães
Nós somos cães de "boa vontade"
e não somos contra o fato que deixem vir até nós certas cadelas

Porque elas foram feitas para isso e para nós.

Ladramos com armas nas goelas
Armas brancas e negras como palavras negras e brancas

NEGRAS COMO O TERROR QUE ASSUMIREIS
BRANCAS COMO A VIRGINDADE QUE ASSUMIMOS
NÓS SOMOS CÃES e os cães, quando sentem companhia
ficam perturbados, tiram as coleiras,
e largam o osso como nós o cigarro

quando temos qualquer coisa de urgente a fazer

Mesmo e de preferência se essa urgência inclui a ideia de vos partir as trombas

Não escrevo como de Gaulle ou como Perse!
Eu DISCUTO e BERRO como um cão


EU SOU UM CÃO!

Léo Ferré
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
The dog

The first part of the translation will be promised for later.
Here is the end:   

(...)
(4:16)
WE ARE DOGS, and dogs,
when they feel someone aproaching,
they stay on guard and people leave them alone.
We want the Peace of the Dogs.
We are "goodwill" dogs
And we are not against the fact that they let come to us some bitches
Because they were made for this and for us.

We bark with weapons in the mouth
Wite and black weapons like black and white words
BLACK AS THE TERROR YOU WILL ASSUME
WHITE AS THE VIRGINITY WE ASSUME
WE ARE DOGS and dogs, when they feel someone aproaching
they become disturbed, they unleash themselves,
and drop their bone as we drop our cigarrette
when we have something urgent to do

Even and preferably if the emergency contains the idea of breaking your face
I do not write like de Gaulle or as Perse!
I ARGUE and YELL like a dog

I AM A DOG!
Léo Ferré  

Wednesday, April 10, 2013

A procura da luz

À procura da luz

Tenho lágrimas vermelhas nos dedos,
na face,
nos joelhos,
mas vou continuar a afastar os arbustos,
tentando chegar à luz.
Célia Ascenso 2013



Looking for the light

I have red tears on my fingers,
on my face,
on my knees,
but I keep pushing the bushes away,
trying to reach the light.

Célia Ascenso 2013

Monday, April 8, 2013

Mergulho em ti - Terra


Seamless Tribal Pattern Leaves Skeleton
© Illustration: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com  

Árida
Nada floresce
Neste deserto triste
Em que ficou meu coração
Depois da Água se esvair
Quando me esqueceste

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Lonely
Lonely
Nothing blossoms
In this sad desert
My heart has turned to
After the water vanished
When you forgot me

Mergulho em ti - Fogo


Watercolor rainbow wheat landscape
© Painter: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com  

Mão na tua Mão
Amor
Dor
Calor
Suor
Terra sobre o rosto
O peito
O ventre

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Hand in your hand
Love
Pain
Heat
Sweat
Soil in the face
The Chest
The Womb 

Mergulho em ti - Água

Rain drops and fog greeting card
© Illustration: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Mergulho em ti
As almas fundidas
Ora vaga
Ora turbilhão
Ora serenidade inesperada
Adormecida
Como fogo que sossega...

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I dive in to you
Merged souls
A wave
A whirl
Or unexpected serenity
Asleep
Like soothing fire...

Friday, April 5, 2013

Aquele Inverno - Delfins

Wet Grass Bokeh with drops
© Photographer: Celia Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Aquele Inverno
Delfins

Há sempre um piano
um piano selvagem
que nos gela o coração
e nos trás a imagem
daquele inverno
naquele inferno

Há sempre a lembrança
de um olhar a sangrar
de um soldado perdido
em terras do Ultramar
por obrigação
aquela missão

Combater a selva sem saber porquê
e sentir o inferno a matar alguém
e quem regressou
guarda a sensação
que lutou numa guerra sem razão...
sem razão... sem razão...

Há sempre a palavra
a palavra "nação"
os chefes trazem e usam
pra esconder a razão
da sua vontade
aquela verdade

E para eles aquele inverno
será sempre o mesmo inferno
que ninguém poderá esquecer
ter que matar ou morrer
ao sabor do vento
naquele tormento

Perguntei ao céu: será sempre assim?
Poderá o inverno nunca ter um fim?
não sei responder
só talvez lembrar
o que alguém que voltou para contar... recordar...
recordar...
Aquele Inverno...

Letra e música: Miguel Ângelo, Fernando Cunha

 

That winter
Delfins

There is always a piano
a wild piano
that freezes our heart
and brings us the image
of that winter
in that hell

There is always the memory
of a bleeding glance
from a lost soldier
in Overseas land,
by duty,
that mission.

Fighting the jungle without knowing why
and feel the hell killing someone
and who returned
keeps the sensation
that fought in a war without reason...
without reason... without reason...

There is always the word
the word "nation"
the leaders bring and use
to hide the reason
of his will
that truth

And for them that winter
will always be the same hell
that no one can forget
having to kill or die
swinging with the wind
in that torment

I asked the heaven: will it always be this way?
May Winter never have an end?
I can not answer
only maybe remember
what someone that came back to tell... remember...
remember...
that Winter...

Free translation: Célia Ascenso
Lyrics and music: Miguel Ângelo, Fernando Cunha

Turquoise and jade leaves at night seamless pattern
© Illustrator: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Cet hiver-lá
Delfins

Il ya toujours un piano
un piano sauvage
que nous gele le cœur
et nous aporte l'image
de cet hiver-lá
en cet enfer-lá

Il ya toujours la mémoire
d'un regard sanglant
un soldat perdu
en terres d'Outre-mer
par obligation
cette mission-lá

Combattre contre la jungle sans savoir pourquoi
et sentir l'enfer à tuer quelqu'un
et qui est retourné
garde la sensation
qui a combattu une guerre sans raison ...
sans raison ... sans raison ...

Il ya toujours le mot
le mot «nation»
Les chefs apportent et utilisent
pour cacher la raison
de sa volonté
la vérité

Et pour eux l'hiver
será toujours le même enfer
personne ne peut l'oublier
être obligé à tuer ou être tué
balançant le vent
en cet tourment-lá

J'ai demandé au ciel: en sera toujours ainsi?
Est-ce que l'hiver jamais à un fin?
Je ne peux pas répondre
juste peut-être rappeler
ce que quelqu'un est venu pour dire... rappeler...
rappeler...
Cet hiver-là ...
 
Traduction libre: Célia Ascenso
Paroles et musique: Miguel Ângelo, Fernando Cunha 

Wednesday, April 3, 2013

Como ser mãe numa lição...que dura a vida inteira

Floral Path and Door invitation card
© Illustrator: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Como ser mãe...numa lição que dura a vida inteira

Ser uma super-mãe é uma tarefa árdua. Até porque é uma tarefa que não consigo desempenhar. Até agora apenas consegui ser mãe. Simplesmente mãe. E desejarei eu ser de outra forma? Quando chego a casa as crianças correm para mim, com os bracinhos abertos a gritar:
- Mmmmmmmãããããããeeeeee...   

E penduram-se em mim até me atirarem ao chão. Nem sempre, claro. Mas as vezes suficientes para me lembrar disso. Se eu fosse uma super-mãe, certamente que o fariam todas as vezes, com muito tino e andariam o dia todo atrás de mim a gritar baixinho em vozinhas bem educadas:
-Mãe...Mãe...Mãe...Mãe...Mãe...

Ás vezes penso como seria bom que eles tivessem pequenos botões de on/off. Quando estivessem muito entusiasmados, ou eu quisesse refastelar-me no sofá a dormitar, simplesmente os regularia para a posição off. Acho que isso faria de mim uma má-mãe. Felizmente esses interruptores não existem, e eu posso continuar simplesmente a ser mãe.

Quando nasceu a primeira menina, li todos os livros sobre cuidados infantis e educação que encontrei. Mas depressa descobri que não há uma única forma de educar, uma única forma de cuidar. Isto deve-se às diferentes culturas em que estamos inseridos, e também à individualidade de cada criança. No entanto decidi seguir à risca as principais linhas de orientação com que me deparei. Nunca tinha sido mãe e tinha de me guiar por algum lado. Poderia contar sempre com o instinto, quer ele exista ou seja adquirido, mas o instinto nem sempre dá as respostas mais acertadas. Por outro lado queria ser uma super-mãe, como aquelas que se viam na publicidade, com um sorriso fresco sempre no rosto e uma paciência de fazer inveja a Jó.

E no princípio até conseguia sê-lo. Era a primeira menina, pequenina, sossegadinha. Já há algum tempo que a natureza chamava por mim. E Aquela flor era a que eu mais desejava no meu jardim. Veio depois a outra flor, sem dúvida que imensamente diferente. Rechonchudinha e exigente. Um amor. E depois um florinho. Nasceu logo com cara de rapazola maroto.

As refeições também nunca são iguais. Tanto podem comer como pequenos gatinhos esfomeados, como fazer a maior das guerras e comer só a primeira garfada para logo de seguida concluírem que já comeram imenso. Outras vezes são as guerras dos pratos, dos talheres, dos copos. A Sofia só quer a colher e o garfo do rabo vermelho. Até ver os outros aquiescem nisso. Outras vezes a Andreia também quer a colher do rabo vermelho, e felizmente tenho duas. Espero que o João não se manifeste quanto às colheres, de futuro. Até agora não lhe pareceu um assunto de grande importância. Os copos e os pratos também se podem tornar dignos de uma batalha.
Purple Fairy
© Illustration: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com
 

Para acalmar os ânimos e conseguir que nesses dias as crianças comam alguma coisa é necessário usar a imaginação. Inventar histórias a maioria das vezes. Não há magia que uma história não faça. Uma história, para uma mãe, é como a varinha de condão de uma fada. Bem, nem sempre, ás vezes a varinha de condão falha, nem sempre eles querem ser enfeitiçados.

Um dia, a Sofia ficou com um prato com flores em redor e a Andreia e o João com um prato azul, com uma paisagem no fundo e um coche puxado por cavalos. As duas meninas ficaram com um garfo de cabo vermelho cada uma. A Sofia ficou toda satisfeita com os garfos vermelhos, por serem iguais. Mas quando olhou para o prato, entusiasmada para começar a comer, e viu que era diferente do dos irmãos, começou a chorar que queria também um prato igual. Decidi que não iria trocar-lhe o prato, uma vez que já tinha comida dentro, embora tivesse sido uma solução mais fácil no momento. E tirei a varinha de condão de dentro da boca:
-Era uma vez uma princesa que tinha ido apanhar flores ao jardim mais bonito do reinado.
-E depois? – Perguntaram. Como ainda não tinha começado a comer, disse-lhes para comerem porque era absolutamente necessário para continuar a história. Deram a primeira garfada, sem olharem para os pratinhos e de olhos fixos em mim.
-A Princesa apanhou flores maravilhosas, e levou-as para o seu castelo.
Colocou-as com todo o cuidado numa jarrinha que estava em cima da mesa e apontei para a mesa, para perto do local do prato da Sofia. Elas sorriram.
– A princesa afastou-se para chamar o Rei, para que ele pudesse ver as flores que tinha colhido. Entretanto entrou uma fada, atraída pelo odor das flores e começou a brincar por entre as pétalas. E comecei a fazer gestos de fada voadora. "Comam...", Voltei a lembrar. - Entretanto... As flores caíram da jarra, para dentro daquele prato. – Os olhinhos das crianças brilharam de alegria.

A fada assustou-se, e como já se ouviam os passos da princesa a voltar com o rei a fada fez com que as flores ficassem dentro do prato, assim como estão agora. Quando a princesa entrou, começou à procura das flores, e não as encontrando começou a chorar, dizendo que alguém lhe tinha roubado as flores. Chorou, chorou, até que uma lágrima rolou para dentro do pratinho debruado a flores. Este, vêm? – E apontei para o prato. – A princesa ficou encantada com a beleza do prato, e decidiu que a partir dali só comeria naquele prato. E começou a comer.
-Oh mãe, a princesa é a Sofia? – perguntou a Andreia.
-É, claro, e tu também, só que não tens um prato de flores.
-E o príncipe? – perguntou a Sofia.
-O príncipe está dentro do prato da Andreia.
-Porquê? – perguntaram.
-O príncipe vinha de uma longa caçada nos bosques. Estava cheio de fome e vinha para o castelo almoçar. Aproveitou para dormir uma soneca dentro do coche, pois estava muito cansado. A fada ia a passar na rua, e achou que a paisagem era linda, com os cavalos a cavalgar e as montanhas por trás. Resolveu colocar aquela paisagem tão bonita dentro de outro prato, para que todos a pudessem ver. O príncipe acordou quando sentiu que os cavalos tinham parado súbitamente. “O que se passa?”, gritou. “Estou aqui preso! Tirem-me daqui!!!”

Agarrei no prato que tinha o príncipe preso e deitei-lhe mais puré com carne picada, mesmo em cima da carruagem. Logo de seguida ouviu-se o príncipe gritar:
-“ Ei!!! Tirem-me isto de cima! O que é esta coisa amarela e castanha? O meu lindo fato castanho, todo sujo”... A fada apercebeu-se do que tinha feito e quis desfazer o encanto. Mas primeiro teve de esperar que as princesas acabassem a sua refeição, para que pudesse tirar o príncipe do prato.
-Oh mãe, e depois?
-Agora temos de esperar que as princesas acabem de comer o seu puré para que a fada possa desfazer o encanto. As meninas recomeçaram a comer com entusiasmo, aguardando o desfecho da história, enquanto que o príncipe ia estrebuchando debaixo da montanha de puré. O pequeno, que em pouco se mostrara interessado na sorte do príncipe, apenas rindo feliz nas partes de mímica e interjeições, deu a refeição por terminada, e tive de me ausentar da mesa com ele. Isto teve como resultado as garotas não acabarem de comer tudo, deixando o pobre príncipe aguardando outra sorte que não ser salvo pela fada para ir ter com a sua princesa. Até outra oportunidade ou se lembrarem do pobre príncipe preso no prato numa próxima refeição, ele ficará ali esquecido. Esquecido não será bem o termo.

Ficou ali preso sim, mas foi tomar uma bela banhoca na máquina de lavar louça, com fato de caça, cavalos, coche, montanhas e tudo. Isto não é forma de se tratar Sua Alteza, mas que me desculpe, que eu não estava com tempo para delicadezas.

 
Ouvi-los brincar de forma mais violenta quebra a serenidade de qualquer ser humano comum. Ouvir um baque surdo é dos piores ruídos que uma mãe pode ouvir quando está numa sala contígua. De imediato nos vem à ideia uma cabeça rachada ou horrivelmente mutilada. Corremos com a aflição na alma, atirando pelo ar as batatas que estamos a descascar e entramos com um ar espavorido na sala onde as crianças brincam, ainda de faca na mão.

É um alívio quando o baque era afinal uma simples joelhada na parede, ou eles a rolarem propositadamente pelo chão, batendo com os cotovelos ou os joelhos. Um alívio que é sentido como dor, por termos de voltar para a cozinha e não podermos ficar a vigiar mais de perto a brincadeira. Até ao fim da preparação da refeição, corremos mais duas ou três vezes para ver o que se passa, até que algum deles se magoou verdadeiramente e sejam obrigados a ficar mais sossegados, obrigação que dura 1 minuto no máximo. Um bom galo é motivo para atrasar o jantar uma meia hora.

Bolas, outra vez os botões de on/off me vêm à ideia. Não sei se fico aborrecida por não existirem, se aborrecida comigo por pensar numa coisa tão feia. Má mãe, má mãe! Desempenhar tarefas com eles seria muito agradável, não fosse a falta de tempo que os empregos nos infligem. Saímos cedo, quase sem tempo de lhes depositar um beijinho na face, e umas cóceguinhas entre as calças e a camisola.

Trabalhamos todo o dia, em pouco contribuindo para a felicidade da família. Apenas uma triste contribuição monetária, que, para além de indispensável para as necessidades primárias, pouco mais traz a não ser a falta de tempo e de alegria necessária. Deixá-los nas creches, na ama, onde quer que seja, para que sejam criados por estranhos às nossas ideologias, à nossa forma de ver o mundo. O que não significa que isto seja mau para eles, de forma alguma. Ver o mundo por outras perspectivas é também muito importante para a sua formação, mas ver o mundo quase inteiramente por outros olhos é que não está correcto. Como se o estranho, súbitamente, fossemos nós.

Célia Maria Ribeiro Ascenso
terça-feira, 16 de Outubro de 2001

Tuesday, April 2, 2013

Na praia lá da Boa Nova, um dia

Hand Print on Beach Sand
© Photographer: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Na praia lá da Boa Nova, um dia

Na praia lá da Boa Nova, um dia,
Edifiquei (foi esse o grande mal)
Alto Castelo, o que é a fantasia,
Todo de lápis-lazúli e coral!

Naquelas redondezas não havia
Quem se gabasse dum domínio igual:
Oh Castelo tão alto! parecia
O território dum Senhor feudal!

Um dia (não sei quando, nem sei donde)
Um vento seco de mau sestro e spleen
Deitou por terra, ao pó que tudo esconde,

O meu condado, o meu condado, sim!
Porque eu já fui um poderoso Conde,
Naquela idade em que se é conde assim...

Só, António Nobre, 1892




On the beach of Boa Nova, one day

On the beach of Boa Nova, one day,
I have built (this was the great mistake)
High Castle, which is a fantasy,
All of lapis lazuli and coral!

In those surrounding there was not 
a persons that could brag of such a dominium:
Oh such a high Castle! It seemed
the territory of a feudal lord!

One day (do not know when, do not know where)
A dry sinister and melancholic
wind
Brought down to earth, to the dust that hides everything,

My county, my county, yes!
Because I was once a powerful Count,
At that age when we are a Count so easily...
Só, António Nobre, 1892
free translation

Monday, April 1, 2013

Grão a grão enche a galinha o papo

Birds Eating Corn Seamless Background
© Illustration: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

Provérbio português: 

Grão a grão enche a galinha o papo.  

English 

Literal translation: 
Grain by grain, the hen fills her belly. 

Equivalent proverbs: 
Penny and penny laid up will be many. 
Little strokes fell great oaks.  
Tall chicken invitation card
© Illustration: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com

French 

Traduction litéral: 
Grain par grain la poule remplit son ventre.

Proverbes pareilles:
Petit à petit l'oiseau fait son nid.  

Español 
Grano a grano, llena la gallina el buche.

  Little chick birds invitation card
© Photographer: Celia Maria Ribeiro Ascenso | Agency: Dreamstime.com